Chute de cheveux en automne : normale ou faut-il consulter une dermatologue à Casablanca ?
En octobre et novembre, beaucoup de patients s’inquiètent de voir plus de cheveux sur la brosse ou dans la douche. Cette chute est souvent saisonnière et passagère, mais certains signes doivent amener à consulter.

« Je perds mes cheveux par poignées depuis septembre » : c’est l’une des phrases les plus entendues en consultation à l’automne. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une chute saisonnière, transitoire. Mais une chute de cheveux peut aussi révéler une carence, un trouble hormonal ou une maladie du cuir chevelu, qu’il vaut mieux ne pas laisser évoluer.
Combien de cheveux perd-on normalement ?
Il est normal de perdre environ 50 à 100 cheveux par jour. Chaque cheveu suit un cycle : il pousse pendant plusieurs années, se repose, puis tombe pour être remplacé. À l’automne, une plus grande proportion de cheveux entre en même temps dans la phase de chute : on peut alors en perdre davantage pendant quelques semaines.
Cette chute saisonnière est diffuse (sur toute la tête), ne laisse pas de zone dégarnie, et se calme spontanément en 6 à 8 semaines environ.
Les signes qui doivent faire consulter
- La chute dure plus de 2 à 3 mois.
- Des plaques sans cheveux (rondes ou irrégulières) apparaissent.
- La raie s’élargit, le cuir chevelu devient visible sur le dessus de la tête.
- Chez l’homme, recul des tempes ou dégarnissement du sommet avant 30 ans.
- Démangeaisons, rougeurs, pellicules épaisses ou douleurs du cuir chevelu.
- Autres signes associés : fatigue importante, règles irrégulières, acné ou pilosité nouvelle.
Les causes fréquentes au-delà de la saison
- Carence en fer (ferritine basse), très fréquente chez les femmes, ou autres carences (vitamine D, zinc…).
- Troubles de la thyroïde.
- Après un accouchement : chute importante 2 à 4 mois après la naissance, souvent transitoire.
- Stress, fièvre, régime strict ou intervention chirurgicale : chute retardée de 2 à 3 mois (effluvium télogène).
- Alopécie androgénétique : chez l’homme comme chez la femme, d’origine génétique et hormonale, progressive.
- Pelade : plaques bien rondes, d’origine auto-immune.
- Traumatismes capillaires : tresses ou queues-de-cheval trop serrées, lissages et défrisages répétés, brushing très chaud.
Comment se passe la consultation au cabinet
La dermatologue commence par écouter votre histoire (début, rythme de la chute, événements récents, traitements), puis examine le cuir chevelu et les cheveux, souvent à la dermoscopie (trichoscopie). Un bilan sanguin ciblé peut être prescrit. Le but est de distinguer une chute passagère d’une alopécie qui nécessite un traitement.
Les traitements possibles
Traitement de la cause
Corriger une carence en fer ou un trouble thyroïdien suffit parfois à stopper la chute.
Traitements médicaux locaux et oraux
Selon le diagnostic, la dermatologue peut prescrire des lotions ou d’autres traitements adaptés. Les compléments alimentaires vendus librement ne sont utiles qu’en cas de réel manque.
Mésothérapie capillaire et PRP
Proposés au cabinet, ces soins consistent à injecter dans le cuir chevelu des actifs (mésothérapie) ou le plasma riche en plaquettes du patient (PRP) afin de stimuler les follicules. Ils s’intègrent dans un protocole de plusieurs séances, décidé après diagnostic.
Les bons gestes au quotidien
- Un shampooing doux, aussi souvent que nécessaire : se laver les cheveux ne les fait pas tomber.
- Éviter les coiffures serrées et limiter défrisages, lissages et fer à lisser.
- Une alimentation variée, suffisamment riche en protéines et en fer.
- Ne pas multiplier les produits « anti-chute » sans diagnostic.
Consultation chez une dermatologue à Hay Hassani
Un examen du cuir chevelu et, si besoin, un bilan sanguin permettent de trouver la cause et de choisir le bon traitement.
Questions fréquentes
La chute de cheveux d’automne est-elle normale ?
Quel bilan faire pour une chute de cheveux ?
Le PRP est-il efficace contre la chute de cheveux ?
Où consulter un dermatologue pour les cheveux à Casablanca ?
Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation. Chaque traitement est décidé après examen par la dermatologue ; les résultats varient d’une personne à l’autre.



